Comité artistique

Les artistes, musiciens et compositeurs qui sont membres du comité artistique accompagnent Les Amateurs ! depuis ses débuts. Leur appui au festival a permis de favoriser les rencontres entre musiciens amateurs et professionnels.

Nous sommes fiers de pouvoir compter sur leur soutien et les remercions chaleureusement pour la confiance qu'ils nous témoignent.

Comité artistique

Les artistes, musiciens et compositeurs qui sont membres du comité artistique accompagnent Les Amateurs ! depuis ses débuts. Leur appui au festival a permis de favoriser les rencontres entre musiciens amateurs et professionnels.

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Paul Badura-Skoda

Paul Badura-Skoda est l'un des plus illustres représentants actuels de la tradition viennoise,  associant les acquis d'un passé prestigieux aux découvertes de la musicologie la plus scrupuleuse.  Pianiste, chef d'orchestre, musicologue et professeur, Paul Badura-Skoda est né à Vienne en 1927, il étudie le piano dès son enfance, mais ne se décide pour la profession de musicien qu'à après avoir entendu en concert Edwin Fischer, Alfred Cortot, Hans Knappertsbusch et Wilhelm Furtwängler.

Dès 1949, il est engagé par Wilhelm Furtwängler. Puis ses partenaires sont Karajan, Scherchen, Krips, Schuricht, Szell. Grâce aux nombreux disques qu'il enregistra alors, en particulier ceux parus chez Westminster, sa réputation s'étend rapidement au monde entier et c'est ainsi qu'en 1953, il joua à bureaux fermés pour son premier concert à New York, phénomène qui se répéta quelques années plus tard lors de ses débuts à Tokyo.  

Mais très vite l'artiste évolue d'une façon plus originale, s'engageant sur deux voies parallèles qui répondent à son exigence de restitution aussi fidèle que possible des oeuvres de la grande tradition classique, aussi bien dans leur forme que dans leur esprit.  C'est d'abord la musicologie : parce que les textes dont on disposait à l'époque fourmillaient d'erreurs, il étudie manuscrits, éditions originales, traités d'exécution, les recherchant aussi bien dans les bibliothèques que dans les collections privées. Le résultat est considérable : éditions  «Urtext», articles dans les revues spécialisées, ouvrages de référence, en particulier "L'Art de jouer Mozart au piano" et "L'Art de jouer Bach au clavier".  Mais il va plus loin et initie une évolution capitale dans l'histoire de l'interprétation en réintroduisant les instruments anciens dans le répertoire approprié, ouvrant ainsi la voie à des exécutions en concert, où son jeu rayonnant et son imagination séduisent les auditeurs. Il couronne son projet en enregistrant Mozart, Beethoven et Schubert sur des piano forte de sa collection personnelle.  

L'interprète est aussi compositeur : à côté d'oeuvres originales écrites dans le langage de son époque, il a complété des oeuvres inachevées de Schubert ou de Mozart, comme, par exemple, le célèbre Concerto du Couronnement (auquel il manquait la partie pour la main gauche). Il est  aussi l'auteur de cadences et ornementations pour les concertos de Mozart qui accompagnent sa vie cosmopolite depuis plus d'un demi-siècle.  

Comme professeur, enfin, il fait autorité. Doué d'un talent pédagogique remarquable, il transmet avec ferveur l'esprit de la grande tradition et révèle aux jeunes les prémisses des grands secrets : "Avant de jouer, il faut imaginer une belle sonorité, et pour savoir ce qu'est une belle sonorité, il faut écouter les grands pianistes. Ecoutez Cortot : il ne frappait jamais le piano. Les grands pianistes, Cortot, Kempff, Horowitz, malgré leurs techniques très différentes, utilisent la même méthode : ils exercent une très grande pression pour jouer la mélodie, les doigts très près du clavier, sans jamais taper."

Paul Badura-Skoda est l'un des plus illustres représentants actuels de la tradition viennoise,  associant les acquis d'un passé prestigieux aux découvertes de la musicologie la plus scrupuleuse.  Pianiste, chef d'orchestre, musicologue et professeur, Paul Badura-Skoda est né à Vienne en 1927, il étudie le piano dès son enfance, mais ne se décide pour la profession de musicien qu'à après avoir entendu en concert Edwin Fischer, Alfred Cortot, Hans Knappertsbusch et Wilhelm Furtwängler.

Dès 1949, il est engagé par Wilhelm Furtwängler. Puis ses partenaires sont Karajan, Scherchen, Krips, Schuricht, Szell. Grâce aux nombreux disques qu'il enregistra alors, en particulier ceux parus chez Westminster, sa réputation s'étend rapidement au monde entier et c'est ainsi qu'en 1953, il joua à bureaux fermés pour son premier concert à New York, phénomène qui se répéta quelques années plus tard lors de ses débuts à Tokyo.  

Mais très vite l'artiste évolue d'une façon plus originale, s'engageant sur deux voies parallèles qui répondent à son exigence de restitution aussi fidèle que possible des oeuvres de la grande tradition classique, aussi bien dans leur forme que dans leur esprit.  C'est d'abord la musicologie : parce que les textes dont on disposait à l'époque fourmillaient d'erreurs, il étudie manuscrits, éditions originales, traités d'exécution, les recherchant aussi bien dans les bibliothèques que dans les collections privées. Le résultat est considérable : éditions  «Urtext», articles dans les revues spécialisées, ouvrages de référence, en particulier "L'Art de jouer Mozart au piano" et "L'Art de jouer Bach au clavier".  Mais il va plus loin et initie une évolution capitale dans l'histoire de l'interprétation en réintroduisant les instruments anciens dans le répertoire approprié, ouvrant ainsi la voie à des exécutions en concert, où son jeu rayonnant et son imagination séduisent les auditeurs. Il couronne son projet en enregistrant Mozart, Beethoven et Schubert sur des piano forte de sa collection personnelle.  

L'interprète est aussi compositeur : à côté d'oeuvres originales écrites dans le langage de son époque, il a complété des oeuvres inachevées de Schubert ou de Mozart, comme, par exemple, le célèbre Concerto du Couronnement (auquel il manquait la partie pour la main gauche). Il est  aussi l'auteur de cadences et ornementations pour les concertos de Mozart qui accompagnent sa vie cosmopolite depuis plus d'un demi-siècle.  

Comme professeur, enfin, il fait autorité. Doué d'un talent pédagogique remarquable, il transmet avec ferveur l'esprit de la grande tradition et révèle aux jeunes les prémisses des grands secrets : "Avant de jouer, il faut imaginer une belle sonorité, et pour savoir ce qu'est une belle sonorité, il faut écouter les grands pianistes. Ecoutez Cortot : il ne frappait jamais le piano. Les grands pianistes, Cortot, Kempff, Horowitz, malgré leurs techniques très différentes, utilisent la même méthode : ils exercent une très grande pression pour jouer la mélodie, les doigts très près du clavier, sans jamais taper."